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Liberté

Quelle est la différence fondamentale pour un citoyen entre vivre dans une démocratie ou vivre dans une dictature? Dans une dictature, les citoyens n’ont que des devoirs envers l’état et son élite dirigeante. L’État a tous les droits vis-à-vis de ses citoyens y compris le droit de mort. Dans une démocratie, les citoyens obtiennent de plus en plus de droits et les gouvernants ont plus de devoirs vis-à-vis du peuple. Nous voulons vivre en démocratie avancée. La démocratie n’est pas la moins mauvaise des organisations politiques comme le clament certains. C’est le seul système qui peut donner plus de liberté, de responsabilité et de sécurité au peuple. C’est le seul système politique humain. Il est donc imparfait, mais il est vivant.

 

Il est facile de définir un indicateur de liberté. Cela sert à faire le point sur la situation actuelle et à préparer les futurs progrès. La démocratie avancée prend un sens objectif où l’indice de liberté augmente en permanence. Certains régimes néo totalitaires sont figés dans le temps. Ils n’accordent à leur peuple qu’un minimum de liberté pour maintenir la paix civile. Peut-on définir un indice de liberté qui traduise cette situation ? Nous considérons quatre groupes de libertés fondamentales comme les libertés individuelles, les libertés politiques, les libertés d’expression et les libertés d’être différent. Chacune notée entre un et dix, leur croisement donne un indice qui varie entre un et dix mille. Si par définition la France est classée à cinq sur chaque critère, la marge de progrès est de six cent vingt-cinq à dix mille. Tous ceux qui prétendent que l’on est au bout de l’histoire sont des imposteurs. Tous ceux qui argumentent que l’on ne peut plus progresser socialement sont des paresseux. Tous ceux qui veulent remplacer la démocratie par une dictature molle qui dicte les solutions au peuple sont des liberticides. Chaque État peut avoir une action concrète pour doubler son indice de liberté dans un plan structuré correspondant à l’état actuel du pays. La démocratie avancée commence là où l’indice de liberté progresse. Tous les pays ont le droit à la démocratie avancée. Elle n’est pas réservée à une élite. C’est un chemin de progrès continu.

 

Pourquoi fait-on croire qu’un peuple qui a le droit de vote vit en démocratie ? Cela nous permet de commercer sans états d’âme avec certains pays sans rien demander en échange, les droits humains fondamentaux étant prétendument respectés ! Beaucoup de pays qui votent peuvent être des dictatures ou des démocraties dont l’indice de liberté recule.

 

Sarkozy n’est pas un dictateur, mais sa politique n’a pas cessé de réduire les droits des citoyens. Sa variation d’indice de liberté est surtout négative. Il a touché à beaucoup de droits simples par certaines lois anodines. Elles semblaient de bon sens, mais elles sont scélérates et font reculer la liberté et la qualité du vivre ensemble. La liste est longue depuis dix ans :

  • droit de s’habiller comme on le souhaite (loi dite sur le voile),
  • droit de grève (le service minimum dans les transports et dans l’Éducation Nationale),
  • droit d’arrêter de travailler plus tôt mais aussi le droit de travailler plus longtemps (loi sur la retraite),
  • droit de se soigner efficacement (la réforme de l’hôpital),  
  • droit de mourir dans la dignité (loi sur la bioéthique 2011),
  • droit à l’éducation supérieure pour tous (l’autonomie des universités),
  • droit des citoyens à la sécurité et à la protection et le droit d’être jugé équitablement (la réforme de la garde à vue),
  • droit de ne pas mourir de faim (plusieurs lois sur l’immigration),
  • droit d’être traité à égalité dans le territoire (la réforme des services de l’État et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite).

 

Peut-on rappeler certaines libertés acquises au fil du temps et qui sont soient menacées ou même plus respectées du tout pour tous ou une minorité des citoyens ? Dans le domaine de la liberté individuelle, on peut citer :

  • le droit à l’égalité devant l’impôt,
  • le droit au travail,
  • le droit pour les femmes de choisir leur travail,
  • le droit au logement,
  • le droit à la liberté sexuelle,
  • le droit à la liberté religieuse,
  • le droit de s’habiller comme on le souhaite,
  • le droit de créer librement son entreprise,
  • le droit à une formation tout au long de la vie, le droit à l’avortement,
  • le droit à l’égalité des droits,
  • le droit à choisir sa fin de vie, le droit à la contraception,
  • le droit à l’éducation.

 

Dans le domaine de la liberté politique, on trouve :

  • le droit de vote et le respect de son vote,
  • le droit de participer à l’élaboration des lois,
  • le droit à la liberté de culte,
  • le droit à une justice égale pour tous,
  • le droit à une prison humaine,
  • le droit à la réhabilitation.

 

Dans le domaine de la liberté d’expression, on a :

  • le droit à des organes d’expression libre,
  • le droit à une information libre des pressions économiques,
  • le droit à la liberté sur internet,
  • le droit de vote blanc ou nul,
  • le droit à la publication,
  • le droit de contradiction.

 

Dans le domaine de la liberté d’être différents, on cherche :

  • le droit des handicapés à circuler,
  • le droit des homosexuels à vivre non cachés,
  • le droit des nomades à vivre dignement,
  • le droit des étrangers à l’expression,
  • le droit des malades à être assurés,
  • le droit au particularisme régional.

 

Si vous prenez le temps de peser tous ces droits un à un, vous vous dites qu’ils vous sont indispensables pour vivre ou pour continuer à vous regarder dans la glace avec fierté. Si vous suivez l’actualité, vous savez que ces droits sont bafoués tous les jours. Certains citoyens n’y ont pas ou plus accès parce que les hommes politiques ont placé avant les valeurs des considérations démagogiques.

 

Pourquoi les homosexuels sont-ils cantonnés dans des ghettos de la pensée avec moins de droits que les autres ? Pire, le rétablissement de leurs droits légitimes remettrait en cause les fondements de notre société. Nous ne comprenons pas ! Le fait qu’ils souhaitent rentrer dans la normalité accentuerait le communautarisme. Nous ne comprenons pas ! D’autres prétendent que cela développerait le risque de pédophilie ! Nous ne comprenons toujours pas ! Est-ce que les homosexuels ont droit à la religion, à vivre dans la discrétion sans être réduits à la vision caricaturale donnée par les manifestations de la fierté homosexuelle ? Messieurs les religieux, comment considérez-vous ces gens dans vos églises, mosquées, temples ou synagogues ? Vivent-ils en paix leur religion ? Répondez, c’est vital pour eux mais aussi pour notre société tout entière. Nous aimerions savoir si vous êtes des gens bienveillants pour l’humanité. Certains présentent, au mépris de toute humanité, l’homosexualité comme pas naturelle pour mieux discréditer certains citoyens. Beaucoup d’argumentaires ne sont que mensonges présentés comme des vérités par le miracle de la communication actuelle ! Il faudrait mettre en prison certains hommes politiques ou responsables pour tromperie du peuple, trahison des valeurs communes, mise en danger d’autrui. Ils devraient au minimum être suspendus de leur fonction, mais nos belles âmes crieraient à l’atteinte à la démocratie. Pauvre démocratie !

 

Les femmes, et en particulier les femmes d’hommes politiques, sont écartées. Pourquoi celle-ci a-t-elle été virée d’une chaîne de télévision parce que son compagnon est ministre ? Perd-elle sa qualité de citoyenne libre reconnue comme adulte par la société parce que son conjoint change de boulot ? Pourquoi tolère-t-on ces atteintes aux libertés fondamentales ? Est-ce le peuple qui demande des têtes ? On fait marcher le manège du cirque à l’envers parce que les politiques et leur garde de militants les plus enragés l’ont décidé. Quelle est cette minorité qui ne respecte rien et en plus est protégée ?

 

Ces deux exemples posent la question de la responsabilité de la classe journalistique. À quoi servent-ils ? Sont-ils des courroies de transmission des pouvoirs considérés comme légitimes  ? Quand nous pensons à tout le bruit médiatique fait pour ce que les citoyens considèrent comme des broutilles, nous demandons légitimement ce que sont les valeurs qui régissent actuellement cette profession.

 

Certains journalistes décrivent Twitter par facilité comme le must de la modernité. Ce qui se dit là en politique ou sur la société est d’une tristesse à pleurer. Souvent des militants de partis, d’associations, de causes plus ou moins légitimes et qui ont laissé la moitié du cerveau à la maison s’envoient des banalités mensongères et surtout des insultes. La liberté passe par le respect de la vérité et ne passe certainement pas beaucoup par Twitter aujourd’hui. Est-ce que la liberté de parole oblige nos médiateurs à faire l’écho d’une partie de ces inepties ?

 

Les arguments de certains sur les émigrés sont nauséeux : « Mais comment peut-on leur offrir des droits alors que dans leur pays d’origine, ils n’ont droit qu’à se taire ? Nous avons envie de crier :  » Mais parce que nous sommes la France, patrie des lumières, parce que chez nous la vie humaine est sacrée ! ». Dans ces moments-là, nous sommes en pleine confusion morale et mentale. Qu’ont ces gens à vouloir nous faire retourner en arrière ? Ils ont peur que les autres bafouent les valeurs occidentales, mais ils sont les premiers à piétiner allègrement les valeurs de notre république.

 

Quelle est la liberté des libertés ? Je ne fais pas aux autres ce que je ne veux pas que l’on me fasse. Peut-on analyser les problèmes de liberté à cette aune afin d’éviter les dérives ? L’application stricte de ce principe permettrait de reprendre un chemin d’extension des libertés. La restriction des libertés a de très graves conséquences : stress, démotivation, communautarisme, isolement, manque de créativité, manque de prise de risque, prise de décision contraire aux intérêts du pays. C’est le chemin du déclin assuré. L’homme ne peut s’épanouir que dans un espace de liberté qui s’élargit dans le temps et dans l’espace. Cette notion dynamique de la liberté est essentielle pour l’accomplissement de chacun et contribue à la croissance d’un état. Cette croissance n’est pas uniquement économique, mais elle devient multidimensionnelle. Sa mesure inclut l’indice de progrès de la liberté.

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